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Interview Éric Samoyeault (président du cd86)

Le 28 avril 2019, le CD86 va organiser une manche de Coupe de France Juniors Piste au vélodrome de Buxerolles.
Eric SAMOYEAULT, le président a impulsé cette idée et dynamisé ses troupes pour la mise en oeuvre.
 
Bonjour Eric, pourquoi avoir porté ce projet ?
Ce projet me tenait à cœur pour la vie de la structure tout d’abord, cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu de compétition de ce type ici.
En Nouvelle-Aquitaine, il y a de nombreux coureurs importants, donc cela me paraissait être un projet pertinent.
 
Peux-tu nous présenter brièvement les épreuves qui auront lieu ce jour-là ?
Il n’y aura que des courses d’endurance lors de cette compétition, il y aura plusieurs épreuves telles que l’américaine, la course aux points, la tempo race…. Où il y aura un classement général individuel et un classement général par équipe.
Comme je l’ai déjà dit, il n’y aura que le pôle endurance de la piste, il n’y aura pas de sprint.
 
Une telle organisation va-t-elle apporter quelque chose pour le cyclisme dans la Vienne ?
Oui ! Ce sera un spectacle nouveau, mais aussi rajeunissant car ce sont des jeunes qui pratiqueront et feront le spectacle.
J’espère vraiment que le public sera au rendez-vous.
Cela peut être aussi l’occasion de susciter une nouvelle vocation chez les jeunes en complément de nos jeudis piste.
 
Avec ton œil avisé, y-a-t-il actuellement une belle génération de pistards ?
Oui, il y a une bonne génération en Nouvelle-Aquitaine avec Antonin Corvaisier notamment mais encore Durand, Lacroix, Quattrin, Monlezun.
 
Pour toi, est-ce que la piste est complémentaire au cyclisme sur route ?
Oui, c’est complémentaire, pour être un bon routier, il faut mêler 2 disciplines, soit la route et la piste ou la route et le cyclo-cross ou VTT, cela permet de développer des habiletés motrices, d’avoir une perception de l’adversaire, d’acquérir une tactique de course… On le voit bien avec Julian Alaphilippe qui est un routier mais aussi un cyclocrossman, mais encore Van Der Poel, Wout Poels, Wout Van Aert….
 
Encourages-tu les routiers à venir sur piste ?
Évidemment, cela permet d’avoir des conseils en direct pour l’athlète, et surtout une sécurité en permanence. Sur piste, nous développons aussi de nombreuses qualités utiles sur la route telles que les qualités technico-tactiques.
 

Interview Gilles Zech (MANCHE CDF JUNIOR PISTE - 28/04/2019)

Que penses-tu de cette initiative du CD 86 à propos de l’organisation de la Coupe de France Juniors Piste ?
Nous sommes heureux qu’il y ait des organisateurs, c’est une superbe initiative.
Cependant, le calendrier est tellement chargé qu’il est difficile de trouver une date parfaite, et donc il est difficile de mobiliser les coureurs.
Plus il y aura d’organisations piste, plus nous pourrons emmener nos jeunes et plus il y aura de niveau.

Avez-vous pratiqué la piste ?
Oui, mais ce n’était pas ma discipline privilégiée.
J’allais faire de la Piste notamment l’hiver, comme je n’habitais pas loin du Vélodrome de Bordeaux.
J’ai participé au Championnat de France juniors piste, j’ai aussi été Champion d’Aquitaine piste.
J’ai ensuite arrêté la piste en compétition, cependant, j’allais toujours rouler sur piste l’hiver pour me préparer.

Selon vous, la piste est-elle complémentaire à la route ?
Toujours ! Tout comme le cyclo-cross qui était une discipline délaissée, aujourd’hui, les meilleurs mondiaux sortent du cyclo-cross ou de la piste.
Mais il faut avoir un calendrier adapté.
La piste est une superbe école pour tenir en peloton, et c’est beaucoup plus facile de tenir sa place et de frotter sur route après être passé par la piste.

Y-a-t-il une belle génération de pistard actuellement ?
Les français ont réalisé de gros résultats.
Les juniors l’an dernier ont notamment été Vice Champions du Monde de Poursuite par équipe, nous avons aussi un junior qui est Champion de France de l’omnium.
En Nouvelle-Aquitaine, on a un gros manque de densité.
Nous avons de moins en moins de jeunes qui pratiquent le vélo en général, donc une baisse de pistards.
Nous avons malgré tout de bons pistards comme Antonin Corvaisier.
Mais la plus grosse problématique du cyclisme actuel est cette baisse de coureurs cyclistes.
 
 

INTERVIEW THIERRY GAULT (Manche cdf junior 28/04/2019)

Conseiller Technique Sportif régional au Comité Nouvelle Aquitaine, Thierry GAULT nous explique ce que va apporter l'organisation de cette manche de Coupe de France à Poitiers.

Peux-tu nous présenter les épreuves qui auront lieu ce jour-là ?
Poursuite/Équipe, Scratch, Élimination, Course aux points, Tempo race, Américaine : ce sont des épreuves d’endurance piste demandant des qualités physiques de bon routiers entre autre savoir rouler vite longtemps.
Psychologiquement, ce sont aussi des épreuves où il faut savoir courir avec sa tête, savoir analyser la course et ses adversaires.
 
Une telle organisation peut-elle apporter quelque chose pour le cyclisme dans la Vienne ?
Oui bien sûr. C’est permettre à des plus jeunes de voir et d’avoir envie un jour de rouler sur ce beau vélodrome.
C’est de permettre aux cadets de côtoyer dans le quartier des coureurs, les meilleurs juniors français de la discipline en participant aux épreuves d’encadrement.
 
Avec ton œil avisé, y-a-t-il actuellement une belle génération de pistards ?
Oui, nous avons la chance d’avoir une bonne génération de bons pistards en Nouvelle-Aquitaine. Nous avons réalisé 21 Médailles aux Championnats de France l’an passé et nous espérons encore une belle moisson cette année.
 
Penses-tu que la région Nouvelle-Aquitaine peut ramener des médailles ?
Nous avons aligné sur cette Coupe de France nos meilleurs représentants régionaux juniors mais aussi chez les Cadets et les Juniors Dames pour les épreuves d’encadrement.
Cette compétition va nous permettre d’analyser le différentiel avec le niveau national et de mesurer le travail qu’il nous faudra accomplir lors de la préparation des Championnats de France.
J’espère bien que nous allons gagner quelques médailles, surtout chez les juniors ou il y a des qualifications directes pour les championnats de France.
Pour nous c’est important d’avoir des coureurs supplémentaires d’engagés aux Championnats de France.
 
Pour toi, est-ce que la piste est complémentaire au cyclisme sur route ?
Bien sûr, la piste est complémentaire à la route et vis et versa.
Sur la piste on peut développer des qualités d’explosivité, de force et de puissance, en plus du sens tactique.
La piste permet d’améliorer le coup de pédale de savoir pédaler rond.
La pratique du pignon fixe améliore les fréquences de pédalage, la coordination motrice des membres inférieurs et permet une diminution de la consommation d’énergie qui est primordiale pour un routier.
 
Peux-tu nous résumer ton palmarès brièvement.
37 fois sélectionnés en Equipe de France, dont les JO de Séoul en 1988, Championnats du Monde, Coupe de Nations, Coupe d’Europe, … Plusieurs fois Champion de France, …
 

DOSSIER DE PRESENTATION COMPLET

Sous l'impulsion de son président Eric SAMOYEAULT, le Comité Départemental de Cyclisme de la Vienne organisera le 28 avril prochain, une manche de Coupe de France Junior sur Piste.

Un très bel évènement de cyclisme qui mettra en scène la prochaine génération de cycliste de haut niveau !!
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Interview Emmanuel Legros (Arbitre National Élite)

Peux-tu expliquer à ceux qui s’intéressent de loin, les épreuves qui vont se dérouler lors de cette Coupe de France Juniors Piste ?
Pour cette épreuve « Coupe de France Juniors Piste », nous aurons le plaisir d'accueillir les meilleurs spécialistes Français.
 
Les pistards vont en découdre sur 6 épreuves, que l'on appelle des épreuves d'endurance.
– Une poursuite par équipes, de 3 ou 4 coureurs, sur une distance de 4 kilomètres (16 tours sur le vélodrome de Poitiers). Parcourir cette distance le plus rapidement possible, tout en sachant que le temps de l'équipe est pris sur la roue avant du 3ème coureur.
 
– Une course aux points disputée sur une distance de 20 kilomètres (80 tours), avec des classements intermédiaires sur 4 coureurs (5,3 2 et 1 point) tous les 10 tours ; en sachant que les points sont doublés à l'arrivée. Il existe en plus des points bonus de (20 points) pour les coureurs prenant un tour au peloton principal et des points malus (20 points) pour les coureurs perdant un tour sur le peloton principal. Le coureur vainqueur étant le coureur ayant marqué le plus de points.
 
– Une course tempo disputée sur une distance de 7,5 kilomètres (30 tours), avec un point attribué au 1er coureur franchissant la ligne tous les 4 tours, ainsi qu'à l'arrivée.
Le coureur vainqueur est celui qui aura le plus de points.
Le classement final déterminera l'autre du classement des coureurs ex-aequo. Comme pour la course aux points, il existe le système de points bonus et malus.
 
– Un scratch disputé sur 10 kilomètres (40 tours) est l'épreuve se rapprochant le plus d'une épreuve sur route, puisque le classement s'effectue au terme du 40ème tour, en tenant compte bien sur des coureurs ayant pris éventuellement un tour d'avance.
 
– L'élimination est une épreuve où le dernier coureur franchissant la ligne, tous les 2 tours est éliminé (sur la roue arrière).
Seul le dernier sprint entre les 2 derniers coureurs restant en piste se dispute sur la roue avant. Le classement s'établit donc dans l'ordre inverse des éliminés.
 
– L'américaine est une épreuve qui se dispute par équipe de 2 coureurs, sur une distance de 20 kilomètres (80 tours), avec des classements intermédiaires qui se disputent tous les 10 tours (5, 3, 2 et 1 point), tout en sachant que les points sont doublés à l'arr1ivée. Il existe en plus des points bonus de (20 points) pour les coureurs prenant un tour au peloton principal et des points malus (20 points) pour les coureurs perdant un tour sur le peloton principal. L'équipe vainqueur sera celle qui aura marqué le plus de points.
 
Pour toi, qu’est-ce qui est le plus difficile à arbitrer ? La route ? La piste ?
Une épreuve qu'elle soit sur route ou sur piste est différente; il n'y a rien de facile dans la fonction d'arbitre.
La réglementation évolue sans cesse et la spécificité de chaque discipline rend la piste un peu plus difficile.
Sur la piste, la réactivité est également très importante.
Nous n'avons pas 5 minutes pour prendre une décision, mais en un tour de piste, il faut se décider ; on se doit d'être réactif. C'est également pour cela que nous retrouvons de nombreux arbitres sur une épreuve piste.
Ce dimanche 28 Avril, nous serons par exemple, au nombre de 12.
Chacun a bien une fonction particulière à tenir. Il est aussi très important de ne pas se disperser.
 
Qu’aimes-tu dans la fonction d’arbitre sur piste ?
Comme je viens de le dire ci-dessus, sur piste la fonction sur piste peut être différente : Président de Jury, Juge à l'arrivée, Starter, Chronométreur, Secrétaire, Arbitre aux virages, etc...
Dans cette discipline, ce qui est agréable, c'est que l'on est plus au contact des coureurs que sur la route.
Les épreuves sur piste sont beaucoup plus intensives, il faut respecter le timing, les épreuves doivent s'enchaîner.
Il faut vraiment être dedans à 100%.
 

Interview Frédéric Mainguenaud (Sélectionneur Team Poitou)

Sélectionneur de la TEAM POITOU Cadets et Juniors (sélections bi-departemental 86/ 79), et ancien coureur professionnel, Fred MAINGUENAUD nous donne son avis sur l'organisation de la manche de Coupe de France Juniors sur Piste à Poitiers....et sur l'intérêt de cette pratique par nos jeune coursiers.
 
Organiser la Coupe de France Juniors Piste le 28 avril à venir, que penses-tu de cette initiative du CD86 ?
Honnêtement, c’est une très bonne chose pour promouvoir la discipline dans nos deux départements (Vienne et Deux Sèvres).
Nous avons la chance d’avoir 2 vélodromes (Bressuire) et surtout celui de Poitiers pour pouvoir faire découvrir cette discipline et surtout un ambassadeur de luxe avec Sylvain CHAVANEL, qui vient souvent rouler avec les jeunes le jeudi soir.
Et je conseille bien sur aux connaisseurs, mais aussi à tout public de venir voir cette discipline qui est vraiment spectaculaire.
 
Le cyclisme sur piste est-il complémentaire au cyclisme sur route ?
Bien sur, comme le cyclo cross, la piste est vraiment complémentaire du cyclisme sur route sur plusieurs domaines.
- L’adresse : ceux qui ont l’habitude de rouler sur piste sont plus adroits (je rappelle qu’il n’y a pas de freins) et cela se ressent en peloton.
- La tactique de course : prenez, une course aux points, une élimination, ces disciplines sont avant tout tactiques, il faut savoir prendre les bonnes décisions.
- Le physique : pour un routier, rien de tels que des poursuites sur piste pour progresser en contre la montre.
On a l’avantage de pouvoir se servir d’un chronomètre et de distances différentes pour travailler le chrono. Alors oui, faire de la piste est important pour les routiers, et certains peuvent même trouver en cette discipline leur avenir sportif.
 
Avant et pendant ta carrière professionnelle, as-tu pratiqué la piste ?
Hélas non, je n’ai très peu fait de piste (je suis monté sur ma 1ere piste à 20 ans au bataillon de Joinville sur la piste de l’INSEP).
La piste était un peu en perdition dans mes jeunes années et il n’y en avait pas sur Niort.
Mais je conseille à mes enfants d’en faire pour préparer les échéances sur route.
 
 

Interview sYLVAIN CHAVANEL (Manche cdf junior 28/04/2019)

Que penses-tu de cette initiative du CD86 d’organiser cette Coupe de France Juniors Piste ?
C’est une belle initiative, cela peut relancer l’activité et attirer la jeunesse.
Cela permettra aussi de faire parler du vélodrome de Poitiers, qui est une belle structure mais qui a eu une période creuse.
 
Le cyclisme sur piste est-il complémentaire au cyclisme sur route ?
Oui, mais jusqu’à un certain niveau ! Il faut faire des choix lorsque l’on arrive à haut niveau, il ne faut pas trop se disperser. La piste permet de reprendre de la cadence que l’on a perdu au fil des années à cause des braquets route.
 
Peux-tu nous dresser ton palmarès ?
Mes dernières performances sont avec Éric (Samoyeault), notamment mon titre de Champion de France de Poursuite, Champion de France de l’américaine en 2017, mes victoires lors des Coupes de France et du Monde de poursuite.
En effet, Éric m’entraînait sur le vélodrome de Poitiers, derrière scooter.
Nous avons fait plusieurs sessions piste afin de préparer mes objectifs.
J’ai remporté la poursuite individuelle lors de la Coupe du Monde de Glasgow, nous avons fini 2ème de la poursuite par équipe sur cette même Coupe du Monde.
J’ai été Champion de France de poursuite en 2015 et 2016, Champion de France de l’américaine en 2017.
 
Qu’est-ce que la piste t’a apporté dans ta carrière ?
Ça apprend à frotter davantage, la position sur piste est très importante (comme à l’élimination par exemple), il ne faut pas trop courir derrière. Cela permet de gérer son effort, notamment grâce à la poursuite où il faut calibrer son effort par rapport au tableau de marche (il faut être au centième près pour être calibré à la perfection).